Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 21:59

Les conseils en gestion de patrimoine indépendants s'adressent à une clientèle relativement jeune, en quête de sécurité, selon Cardif. Mais ils hésitent encore à facturer des honoraires pour leurs recommandations

« Composée principalement de TNS (travailleurs non salariés) et de professions libérales, la clientèle des CGPI est plutôt jeune pour l'univers de la gestion de patrimoine » analyse Cardif dans sa quatrième édition du Baromètre du marché des CGPI réalisée par TNS Sofres, auprès d'un échantillon représentatif de 501 CGPI. Son épargne est avant tout issue de revenus réguliers, comme les activités professionnelles ou les loyers (cités par 88% des CGPI), de la revente d'un bien (84%) ou d'un héritage (79%). Ces quadras sont particulièrement attentifs à la constitution de compléments de retraite par le biais de solutions liées à l'assurance-vie ou/et à l'immobilier.Pour gérer leurs avoirs financiers et immobiliers, les particuliers ne savent pas souvent à quel saint se vouer. S'ils s'adressent à leur banque, ils s'exposent à des placements « maison », pas toujours performants. En principe, les CGPI (conseils en gestion de patrimoine indépendants) devraient leur proposer un éventail plus large de solutions. Ces professionnels commercialisent des produits élaborés notamment par des banques, des sociétés de bourse, des compagnies d'assurances, des spécialistes indépendants. Malgré la crise, 58% des acteurs de la profession ont gagné de nouveaux clients, selon le quatrième baromètre annuel de Cardif, réalisé par TNS Sofres. .En effet,

Avec la crise, ces clients souhaitent diversifier son patrimoine, sans prendre de risque. En matière d'assurance-vie, ils choisissent avant tout la sécurité : la solidité de la compagnie arrive en tête de leurs critères de sélection (citée par 56% des CGPI), suivie par la qualité de la gamme financière (37%). Quant au taux de rémunération du contrait, il n'arrive qu' en troisième position (25% des réponses).

Dans ce climat économique morose, les clients du CGPI exigent aussi davantage de conseils. En France, l'application des honoraires relève du défi, dans ce secteur. A la différence de leurs homologues européens, les épargnants français présentent le plus d'appétence pour le conseil et la sécurité, mais ils ne veulent pas en payer le prix commente Roger Mainguy, Directeur des Réseaux et Partenariats Cardif, France. De plus, 53% des CGPI estiment que la sensibilité de leurs clients aux tarifs s'est accrue ». Deuxième paradoxe, du côté CGPI cette fois : reconnus par leurs clients pour cette capacité à apporter du conseil, ces professionnels facturent pas ou peu leurs prestations. A quand une facturation systématique d'honoraires comme celle pratiquée par les notaires ou les avocats ?

Par les echos
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